Le journal d'En Galinou

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lundi 20 février 2012

Un nouveau (oiseaux, encore)



Ce matin voilà-t-y pas qu'on repère un oiseau qu'on n'avait encore jamais vu. Pas facile à photographier l'animal ! D'autant plus que sa couleur générale grisâtre est très camouflante dans un buisson. Surtout quand il est encadré par des mésanges !
Tête un peu rouge sur le dessus, alors on cherche dans les livres, on vérifie sur notre site favori, et on trouve que c'est une petite nouvelle, une Fauvette à tête noire et comme sa tête n'est pas franchement noire, eh bien c'est sans doute une femelle.


Va falloir que je me trouve un meilleur objectif. Papa Noël, mais kestufous ?

mardi 14 février 2012

Enfin !, la grive (oiseaux en hiver, 3ème)

Comme la terre est de plus en plus gelée, les oiseaux se rapprochent de la maison, d'ailleurs il va falloir que j'aille racheter des graines, ils en mangent une quantité faramineuse !
et que vois-je au pied de la table, même pas effarouchée par ma venue ?

Grive



une Grive musicienne

Comment la distingue-t-on des autres ? ce n'est pas toujours facile. Il y a cependant deux indices clefs : D'abord elle n'est pas plus grosse qu'un merle, même plutôt plus petite, et surtout le coin qu'elle fréquentait il y a quelques jours est plein de coquilles d'escargots cassées.


Or, d'après le site oiseaux libre :

"En été si le temps est sec ou si la terre est gelée en hiver, la grive musicienne ne peut plus se nourrir de vers de terre. Alors elle brise les coquilles d'escargot en les frappant sur une « enclume » (pierre, racine, terre durcie). Cette technique prend du temps et n'est utilisée que si les autres aliments ne sont pas disponibles. La grive musicienne est le seul passereau qui mange les escargots en brisant ainsi leur coquille ; quelquefois le merle essaie parfois de lui voler le fruit de son travail

vendredi 10 février 2012

après la sécheresse, le gel

Sécheresse ou gel durable, dans les deux cas les plantes ne peuvent pas boire.
Ces deux calamités réunies en si peu de temps, on saura au printemps ce qui a résisté à tout . Mes voisins disent que ça éliminera la vermine. Mais oiseaux et insectes s'en chargent bien il me semble.
Je ne crois pas que nous ayions de grosses pertes car le jardin a été conçu pour résister à beaucoup de choses, mais quand même, des gelées plus de dix jours consécutifs avec des nuits jusqu'à -14 , ce n'est pas fréquent.
Le lac est complètement gelé depuis plusieurs jours .

lac_gele.jpg

Les succulentes restées dehors avec leurs tissus remplis d'eau devraient trinquer mais j'ai des sauvegardes dans la serre qui ne descend pas en dessous de 3 ou 4 degrés sans chauffage, tout le monde s'y porte bien.
Les orangers du Mexique devront surement refaire leur feuillage, certains arbustes devront reprendre du pied.
En attendant de pouvoir évaluer les dégâts la neige persistant dans les allées offre un joli paysage .

jardin_enneige.jpg

jeudi 9 février 2012

Du bon usage du calamondin

calamondin Nous avons hérité il y a une dizaine d'années d'un agrume en pot décoratif et en mauvais état que nous avons remplumé. Il nous gratifie chaque année de tas de petits fruits réputés non comestibles car très acides.

En fait, j'ai rencontré des visiteurs qui les mangent comme ça et les adorent.

Au fil des ans, j'ai fait des essais de confiture plus ou moins gouteuses mais en tout cas parfaitement comestibles.

Encore cette année avec la vague de froid qui nous tient dedans j'ai fait un nouvel essai très prometteur, ananas-calamondin. C'est un peu le hasard, il se trouve que j'avais acheté un très gros ananas dont il me restait la moitié.
J'ai aussi essayé melon-calamondin en été : à la cuisson les odeurs ne se mariaient pas, c'était même désagréable mais la confiture s'est avérée délicieuse après quelques mois de maturation.
Calamondin-clémentine ou calamondin-orange douce, ce n'est pas mal du tout.
Il faut dire que le calamondin fructifie presque en permanence avec une période très favorable en hiver.

Ce n'est pas un blog de cuisine et je n'ai pas de vraie recette car j'improvise chaque fois, mais il y a quelques constantes:

  • un grand bol de calamondins
  • un même volume d'autre fruit non acide, jus (orange, clémentine) ou chair (ananas, melon)
  • un même volume d'eau
  • cuire environ 20mn, mouliner ou passer au chinois pour enlever les nombreux pépins du calamondin
  • ajouter environ 750g de sucre pour 1kg, laisser reposer une nuit
  • cuire 1/2h à 3/4 d'heure.
Difficile d'être précis pour le temps de cuisson et le reste car il y a beaucoup d'improvisation chaque fois, l'orange prend plus vite que l'ananas, mais on obtient une gelée bien prise d'une jolie couleur et légèrement acidulée : excellente.
Petite astuce: n'étant que deux à manger de la confiture et encore, je fais pour nous  de tout petits pots ce qui permet de changer souvent de confitures ou d'en mettre deux ou trois différentes sur la table du petit déjeuner. Et si on m'offre un gros pot, je lui donne un tour de bouillon et le mets en mini-pots.

mercredi 8 février 2012

Les oiseaux en hiver (suite)

oiseau
cliquez sur les photos pour les agrandir

Dans l'arbuste à côté, on voit bien les petits quand il fait un peu de soleil. 2 Verdiers, rouge-gorge, mésanges (2 types), pinson.

 

 

Comme il fait exceptionnellement froid, -11 cette nuit, -6 dans la journée, même les gros oiseaux se rapprochent qu'on n'avait jamais vus si près. 

oiseauDes merles s'approchent jusqu'à l'entrée de la serre ; ils ne me voient pas à cause de la double séparation entre eux et moi.

 

 

On a vu une buse passer à ras de la maison, cherchant sans doute à manger, mais elle n'est ni assez rapide ni assez adroite pour attraper un de ces petits.

Le geai, si farouche, nous surveille : on l'a déjà vu perché oiseau sur les bambous de soutien de la glycine, mais, dès qu'il nous voit, il fuit.
En revanche, il reste dans le coin, là il est perché sur l'une des pierres de la rocaille centrale, pas bien loin quand même ! Il y a aussi une grive draine, mais elle reste près de l'amandier, pas encore de photo, je la mettrai peut-être plus tard !

 

 

mardi 7 février 2012

Les poules... et le poussin

Nous avons des poules en liberté depuis plus de 10 ans.
Après quelques semaine d'acclimatation dans un petit poulailler au milieu du jardin, les poules avaient pris l'habitude d'aller dormir dans le hangar sur les bottes de foin et de paille stockés pour la ponette.
Depuis, il n'y a plus eu ni poulailler ni pondoir , les poules se débrouillent et entrent et sortent librement du hangar pour vaquer dans le jardin.

coq.jpg

Seul inconvénient, la recherche des œufs est parfois un peu sportive ou tient du jeu de cache-cache.

Nos premières poules, un cadeau, étaient de très belles banthams de Pékin, un coq et trois poules, mais ces poules trop sophistiquées pour notre jardin se sont révélées sensibles à l'humidité: des plumes sur leurs pattes les gênaient dès qu'il faisait humide et elles avaient du mal à avancer dans l'herbe haute. Nous les avons petit à petit remplacées par des naines bâtardes, peu fragiles et bonnes pondeuses à qui nous laissons quelques œufs à couver quand leur nombre diminue.

coq_et_poule.jpg
Pas de maladies en général, ni de renards, mais les chiens de chasse font régulièrement depuis quelques années des ponctions parmi nos poules, en général le dimanche matin : c'est pour ça que je suis sure que ce n'est pas un renard.
Le plus drôle ce sont les réactions de nos chats: ils ont vite compris que les poules et même les poussins leur étaient interdits et qu'ils faisaient partie de la maison: pour les poussins ça a été plus dur , au début ils les guettaient, les premières couvées l'ont échappé belle.
Mais ils s'entendent bien avec les poules avec qui ils partagent parfois une gamelle.

chats_et_poules.jpg
Trois disparitions cet automne et il ne nous restait que la poule la plus paranoïaque ,celle qu'on ne peut jamais approcher, ce qui a du lui sauver la vie.
Sur les conseils de ma voisine je lui ai mis 4 œufs à couver . C'est mieux que de couver bêtement l’œuf en bois qui sert de leurre pour qu'elle ponde toujours au même endroit. Et voila qu'un poussin est né hier , en pleine vague de froid (-9° la nuit) et dans un endroit inaccessible entre deux bottes de paille où on ne peut lui mettre de nourriture.
On avait prévu de le (ou les) déménager aujourd'hui au sol dans un enclos de bottes de paille mais quand nous sommes arrivés avec notre carton-cabane la poule avait abandonné le nid pour suivre le poussin qui avait dégringolé en bas des bottes de paille. Les autres œufs n'écloront plus, ils auraient du éclore hier et ont été abandonnés.
Voila donc un poussin intrépide, solide et unique!

paille_poule.jpg

Les poules naines protègent bien leurs poussins et sont féroces: elles font face à l'intrus en gonflant les plumes et en émettant des cris, ou l' entrainent à leur suite pendant que les poussins se cachent, un seul ne devrait pas trop donner de souci.
Photo suivra dès que la poule le laissera se balader: il est marron foncé et bien vigoureux.

dimanche 5 février 2012

Les oiseaux en hiver (premier article)

Il neige, les oiseaux viennent à la fenêtre ou pas loin : Il fait très froid pour la région, en dessous de -5.
Les oiseaux habituels viennent manger à la fenêtre, on prend même un couple de mésanges bleues, le mâle portant sa coiffe iroquoise

oiseau
cliquez sur les photos pour les agrandir




Même le rouge-gorge se laisse photographier : oiseau







Mais des nouveaux arrivent, qu'on ne voit qu'à ces moments là, par exemple les pinsons : le mâle vient jusqu'à la fenêtre, la femelle reste près de la table et ne monte même pas dessus, prudente la bestiole !

oiseau oiseau

Un bon gros verdier mâle vient s'installer dans la mangeoire, bousculant les mésanges, se disputant avec le pinson :

oiseau oiseau



la femelle reste plus loin, elle va sur la table mais ne s'approche pas plus près

oiseau






Cette année on n'a pas encore vu revenir une bergeronnette comme celle-ci :

oiseau

On a vu un geai s'installer sur une sculpture pas bien loin, (si vous connaissez le jardin, c'est la harpe en bambou) et surveiller la fenêtre de ce poste. Mais tant qu'il sent le moindre mouvement derrière, il ne s'approchera pas. Tant pis !

toutes les photos des oiseaux si vous voulez

dimanche 29 janvier 2012

les moutons


ou Comment écrire un petit article léger et sans prétention pour s'entrainer à l'usage du logiciel qui permet d'écrire ce blog , et surtout, plus difficile, d'y inclure des photos.

troupeau_Causse.jpgJ'aime beaucoup les troupeaux de moutons, ça me rappelle mon enfance, les Causses et les Cévennes, les années 70 et les rêves de retour à la terre.
Et puis j'aime beaucoup les paysages désertiques du Causse Méjean, l'horizon y est vaste, le regard porte loin.






Pantel__Emile_Hypolyte.jpgC'est aussi l'histoire de mon arrière grand-père. Berger, il avait été mordu par un chien enragé alors qu'il gardait un troupeau sur le Causse.
Les médecins l'ont fait monter à Paris où il a été soigné par Pasteur qui travaillait sur la rage . Pasteur l'a photographié pour son album conservé au musée de l'institut Bizarre pour la famille de découvrir il y a peu la photo d'Hypolyte à 18 ans alors que sur la seule photo que nous en ayons il en avait 70.
Il avait commencé à garder les bêtes à 6 ans chez un patron où il était placé.
Les choses ont heureusement changé!




moutons.jpgPas de troupeau à Galinou... sauf en céramique. Petit à petit mon troupeau atteint une quinzaine de bêtes de 10 à 15 cms et de races très variées et parfois improbables qui se baladent au jardin.
Certains rentrent l'hiver car ils craignent les gelées mais la plupart passent l'hiver dehors où je les déplace selon mon humeur.

mais si, l'hiver est beau

Les mains commençaient à me démanger:quand-est-ce qu'on plante!
J'ai renoncé aux plantations d'automne à cause de la sécheresse, mais la sécheresse étant toujours là, on s'est décidé à arroser à la pompe le massif de Cléa pour pouvoir y installer des plantes en attente depuis plus de 6 mois.
Cléa a 9 mois, il est temps de planter son arbre de naissance ( un tulipier de Virginie fastigié) et tant qu'on y est plein d'arbustes de bonne compagnie dont la rose Félicia au rose frais et délicat comme ses joues.

Deux jours après la plantation, il a fallu aller ranger la pompe: il fait autour de 0°, avec un vent du nord froid et très désagréable,un temps humide et couvert.
La météo annonce une semaine glaciale.
J'en ai profité pour faire quelques photos car malgré ce temps maussade il reste des choses agréables à découvrir.

Sans sortir on a vue sur le parking, ses oiseaux en fer et ses potées de succulentes qui résistent vaillamment au froid. De toutes façons il y a des potées de sauvegarde dans la serre. J'aime aussi beaucoup les phormiums panachés qui restent gais et pimpants.

parking_hiver.jpg

La vue sur le lac est toujours agréable, je le vois au loin en ce moment même alors que je tape ce billet, mon bureau étant tout près de la porte d'entrée vitrée.

vue_lac.jpg

Côté nord, c'est en faisant la vaisselle qu'on profite de la vue sur la table où mangent les oiseaux .
Les potées en céramique apportent un côté brillant bienvenu quand il fait froid, même quand les plantes , des pensées en ce moment, sont au repos.
Et puis la rocaille a toujours des plantes à feuilles persistantes qui maintiennent son intérêt au fil des saisons.

table_bleue.jpg

Si on a le courage de sortir, les couleurs éclatent avec le cornouiller winter-flame, taillé régulièrement pour favoriser les jeunes pousses orange pétant.
Il répond aux chênes qui se prennent pour de gros champignons.

chenes_champis.jpg

Dans la rocaille ce sont les jasmins d'hiver et leurs petites étoiles jaunes qui leur répondent.

rocaille.jpg

Et en regardant de plus près, quelques floraisons annoncent déjà le printemps à venir.

L'arabis fernandi-coburgi se plait au soleil comme à l'ombre, ne craint ni le froid ni le sec, c'est la plante couvre-sol idéale, n'était sa tendance à étouffer ses voisins moins vigoureux.

arabis_fernadi.jpg

Pour finir ce petit tour hivernal, les perce-neige évidemment:

perce-neige.jpg

vendredi 27 janvier 2012

Les mésanges

Les oiseaux sont très présents maintenant dans notre jardin, nous sommes depuis peu refuge LPO ( ligue de protection des oiseaux) depuis que je me suis aperçue que nous répondions à tous les critères : pas de traitements, des arbres et arbustes à petits fruits, des haies semi-sauvages, des trous dans les murs, des troncs morts et des vieux arbres. Sans compter des maisons d'oiseaux où ils vont rarement mais dont j'aime beaucoup la présence.

A mesure que le jardin se développait en hauteur les oiseaux sont apparus.
Je me souviens du jour où j'ai aperçu un nid de pie gros comme un ballon de foot dans un arbre du bois, ça prouvait que les arbres avaient enfin grandi.
On s'est tellement moqué au début de notre bois où les arbres étaient noyés dans l'herbe...

Selon les endroits, nous voyons aussi les merles ( au sol souvent) et moineaux bien sur mais aussi des geais qui adorent les pommes du malus Evereste, une chouette dans le hangar, un pivert dans le verger, des tourterelles dans les cyprès , des huppes fasciées sur le chemin et dans le verger, des hérons, grandes aigrettes, goélands et cormorans sur le lac, des hirondelles et des guêpiers sur les fils sans oublier les faisans et perdreaux rescapés qui se réfugient dans nos haies.

Mais nos habituées sont surtout les mésanges. Voila un moment qu'elles nous accompagnent. Elles apparaissent à l'automne, viennent en nombre manger les boules de graisse et les graines de tournesol que nous leur fournissons. Le spectacle en vaut la peine. La fenêtre de la cuisine est à barreaux, ce qui permet d'accrocher trois suspensions pour cinq boules qui sont consommées le plus souvent en une semaine. Il peut y avoir jusqu'à 10 mésanges consommant ensemble, bleues et charbonnières mélangées.
Récemment, pendant plus de dix jours  plus une seule mésange n'est venu manger à la fenêtre : j'avais acheté un seau de boules de mauvaise qualité (Eco +) qui ne leur a pas plu du tout, elles ont déserté la fenêtre en continuant à aller picorer le tournesol. Quand j'ai changé de marque, il a fallu une autre semaine pour qu'elles comprennent que le restaurant était redevenu correct.

mesange_bleue_web.jpg

Les charbonnières sont un peu plus grosses et dominantes mais les bleues ne se laissent pas intimider . La coiffure légèrement punk des mâles bleus nous permet de les distinguer des femelles.
Un rouge gorge, solitaire comme toujours, se mêle à elles dans l'érable le plus proche de la fenêtre et mange ce qui tombe car les mésanges sont les seules à manger à l'envers suspendues aux boules.

deux_mesanges.jpg

Et en dehors du rouge-gorge, ce sont les seuls oiseaux à s'approcher aussi près de la maison, bien que quelques moineaux tentent parfois le coup.
Au printemps, elles nourrissent leurs jeunes de chenilles, nous en avons souvent en quantité dans les fusains caducs et, en huit jours, plus rien, tout est nettoyé.
Ensuite on ne les voit plus jusqu'à l'automne suivant. On se contente de nos oiseaux en fer, les seuls à rester, mais c'est une autre histoire.

oiseu_fer_1.jpg

lundi 9 janvier 2012

mon petit potager

Il y a 25 ans tout en démarrant le jardin d'agrément, nous avions fait un très grand potager, labouré par le paysan qui cultive les terres limitrophes: il a duré 2 ou 3 ans avec plein de beaux légumes - je n'étais pas une débutante - puis j'ai laissé tomber car on n'avait pas de point d'eau à proximité et deux saisons d'été ultra-sèches vers 1990-1991 m'avaient dégoutée de ce type de jardinage où j'aurais dû passer beaucoup de temps à arroser et désherber de façon régulière alors que nos filles étaient petites et que j'avais par ailleurs besoin de pas mal d'énergie pour démarrer et maintenir le jardin d'agrément.

De plus, notre voisin nous fournissait et nous fournit toujours pas mal de légumes.
Bizarrement, mon voisin a un immense potager de plein-vent et il arrive bon an mal an à cultiver pommes de terres, oignons, ail, haricots asperges , courges et potirons, courgettes, tomates, pois, haricots, choux et j'en oublie surement, sans arroser sauf à la plantation, à l'opposé de ce qu'on lit et malgré des étés très secs.
Parfois la récolte est maigre pour un type ou l'autre de légumes mais globalement ça marche très bien.
La terre est argileuse, profonde, il passe fréquemment le rotavator pour briser les mottes et enlever les mauvaises herbes. Ça limite l'évaporation, les légumes cherchent l'eau en profondeur et mon voisin ne cultive pas les gros consommateurs d'eau que sont radis et salades.

Je n'ai plus pensé au potager que par intermittence, faisant un essai par ci par là de reprise et laissant tomber, toujours à cause des problèmes d'eau, de désherbage, de régularité à avoir.
Mes deux sœurs s'y sont mises sur de petites surfaces, ça m'a rappelé mon père qui avait toujours aimé le potager, l'envie est revenue.
Finalement, je me suis mise à lire tout ce que je trouvais sur le potager. Grâce à Internet, on trouve facilement des renseignements sur les différentes méthodes et de nombreuses références de livres : jardin bio, potager en buttes, potager en carrés, lazzy-beds, permaculture, agriculture naturelle, tout ça s'ajoutant aux livres traditionnels comme le guide Clause dont j'ai la version de 1940.
Au fil du temps, des régions et des pays, de nombreuses façons de cultiver existent ... Il suffit d'adapter à l'endroit où on est ! Sachant que tout traitement chimique est banni de notre terrain.

Et puis j'ai trouvé Le Bon Endroit: enfin!

vue_potager.jpg

- un endroit plat près des bassins où trônent mes arrosoirs en zinc, toujours prêts à servir (vides, ils s'envolent régulièrement avec le vent).
- le sol légèrement en dévers par rapport au champ voisin est un peu abrité du vent d'autan et les haies reprises et taillées devraient le filtrer.
- la haie sert d'abri depuis des années à des repousses de bettes qui s'y resèment et que nous mangeons comme des épinards, sans aucun soin, juste la peine de les récolter.
- les poules qui explorent le terrain ne vont quasiment jamais là.
- enfin, le jardin est maintenant suffisamment arboré pour que j'aie du plaisir en toute saison à aller me promener jusqu'au potager : traverser la rocaille, longer le massif blanc et la pergola avec ses deux bancs pour arriver dans ce petit coin protégé est toujours agréable.

Après quelques essais, j'ai fini par opter pour des rectangles de 2 m sur 0m80, en gros, délimités par des planches posées sur tranche et fixées dans les angles par des équerres : le premier hiver, j'en ai fait deux, je les ai remplis de compost, de paille et de crottin de cheval, le tout posé sur du carton pour ne pas bêcher ni creuser : excellent pour les patates, buttées avec de la paille : 25 pieds de rattes sur moins de 2 m2 !
Mais pas pour le reste car le sol manquait de consistance et le vent d'autan desséchait trop ce sol riche mais trop léger pour les tomates et les courgettes.

Donc j'ai bêché le fond des rectangles pour remonter de l'argile et donner de la consistance au sol. Les salades, première motivation du jardin, s'y plaisent ainsi que quelques poireaux et oignons blancs mis là pour tester.

 

salades.jpg

Je viens de rajouter deux rectangles avec l'aide d'Hubert qui y a transféré quelques brouettes de terre récupérée de sa tranchée anti-bambou.

planches.jpg Quelques brouettes de fumier du poney, un peu de compost, on est prêt pour la deuxième année de potager.

Peu d'entretien, peu de mauvaises herbes, peu d'arrosage : le sol au printemps sera couvert de paille ou par les cultures plus serrées que ce qu'on doit faire normalement, les patates iront dans les nouveaux rectangles, rotation oblige et la paille servira de buttage
Un nouveau cycle démarre.

A suivre...

jeudi 17 novembre 2011

De l'Utilisation des pierres du Lot

Depuis sans doute maintenant quelques 10 ans, nous employons les pierres du Lot dans le jardin. On les fait venir par palette (en même temps que les fers à béton pour les rosiers, tiens, il faudrait bien que j'écrive aussi la dessus ? quoique il y a déjà ça sur le site lui-même .
pierre La terre de notre coin est très argileuse, quand on marche dessus, elle se tasse et fait des blocs. Dans les rocailles qui sont souvent en étage, on a commencé par mettre des pierres sur lesquelles on marchait. quelques dalles plates du Lot évitent de marcher n'importe où.

Dans les massifs, on a fait des chemins pierre dont l'entretien est assez facile avec les petites débroussailleuses rotofil. Lors de la création, le chemin fait artificiel, on n'en voit pas l'utilité, mais par la suite ... pierre

 

 

 

 

Le problème a commencé quand la multiplication des massifs a rendu plus que difficile la lutte contre les envahissement de mauvaises herbes, dont le chiendent.
Les plus vieux massifs, comme les plates-bandes du nord ne posent pas de problèmes, parce qu'ils sont grands : on délimitait la zone avec un tuyau souple, on traitait, on plantait et 15 ans après les arbustes étaient suffisamment grands pour se défendre seuls contre les herbes, quitte à passer de temps en temps la petite machine à nylon.

pierre pierre

 

 

 

 

 

 

Pour les nouveaux massifs entre la maison et la rocaille, c'est plus difficile. D'abord le terrain est un peu plus humide, et l'herbe y pousse mieux. pierre

Ensuite on veut que ces zones restent avec une majorité de vivaces, ce qui implique qu'on ne mette pas autant d'arbustes. Pas question de poser des pierres tout le long des bordures, non seulement on n'en a pas assez, mais comment passer la tondeuse ? L'idée de se procurer des dalles plates et de les aligner le long des bordures est ainsi venue à Martine.
Á la pioche, on dénude la terre, quitte à aller profond pour enlever les racines de chiendent. Puis on met des dalles comme ici le long des arbres miniatures de la rocaille grise. pierre

 

 

 

 

 

Notre critère de réussite, c'est d'abord que Martine puisse poser la roue de la tondeuse sur la bordure, et la suivre sans être obligée de manœuvrer. pierre

 

 

 

 

Le système est parfois poussé plus loin. Entre le coin Nord-Ouest de la maison et les massifs, il y a une zone enherbée qui fait comme un entonnoir vers le petit chemin d'entretien de la cabane à outil. pierre Les deux bordures de buis appellent une transformation plus formelle : pierre Les pierres sont complétées par les mêmes graviers que sur les terrasses. (et dessous on a mis un reste de plastique de piscine afin que le chiendent ne revienne pas immédiatement, vu la faible épaisseur du tout).

 

 

 

 

 

 

pierre Autour du nouveau (2011) massif qui contiendra des annuelles (sauge hominum) et des pivoines herbacées, on a mis de suite des pierres, sinon les annuelles n'ont aucune chances de se ressemer !

 

 

 

 

 

 

lundi 31 octobre 2011

Nettoyage d'automne : la Serre

b0a.jpg Fin octobre, les températures baissent de plus en plus.
On allume un petit feu pour réchauffer l'atmosphère et on rentre les plantes grasses gélives dans la serre. Elles ont bien profité de l'été, ne craignant pas la sécheresse. Comme la serre est hors gel, elle passeront l'hiver à l'abri et repartiront dehors au printemps.


Bien sûr, il faut faire un peu de place, ne serait-ce que pour le passage.


Ah mais, ça ne va pas du tout ! les philo se sont tellement développés depuis 4 ans qu'ils bloquent la fenêtre de la salle de bain et cette dernière en devient toute sombre.
bassins.jpg Remarquez qu'en 2007 on n'avait pas encore le Philodendron bipinnatifidum. Le Monstera deliciosa était fort petit, mais en fait il a plus de 30 ans, on l'avait à Paris ! il a survécu aux déménagements et autres mauvais traitements.
Il faut déplacer le philo du bas dans le bassin le plus haut afin de libérer le bas de la fenêtre, et écarter les deux branches de celui du haut.
Le déplacement ne va pas sans mal, car le bestiaux tout riquiqui quand on nous l'a donné, a beaucoup aimé l'environnement, a envoyé des racines un peu partout, d'ailleurs en regardant attentivement la photo de 2011 un peu plus haut, on voit une racine qui longe le mur de la maison, juste au dessus des murs du bassin, et s'est glissée délicatement sous la porte d'entrée !

b1.jpg
Les misères nombreuses et variées (leurs noms ? : lien vers les misères de la serre) renforcent l'impression de jungle sombre, regardez le pauvre perroquet, il ne voit plus rien !
b2.jpg







On arrache les misères, on essaye de déplacer, mais les racines, ouh lala !


Normalement, le philo devrait ne pas apprécier, mais sans plus.


Et voilà le résultat après quelques heures de travail : b3.jpg b4.jpg


Le perroquet (et la fenêtre) retrouvent la lumière.






Pour ceux et celles que ça intéresse : Les photos de l'histoire de la serre

mercredi 12 octobre 2011

Les aventures d'un pruneau

A notre arrivée à Galinou, il y avait dans un reste de haie côté est des pruniers et un vieux poirier vite disparu avec les premières fortes sécheresses. Ces pruniers avaient rejeté partout et ne nous ont quasiment jamais donné une seule prune sauf des véreuses, très très véreuses, et encore, rarement.

Cette année, surprise, nous avons eu quelques prunes jaunes très sucrées et gouteuses et quelques prunes d'Ente, la variété à pruneaux. Peut-être que les pluies de juillet, rares ici, ont favorisé cette fructification inattendue. Comme j'étais absente une partie du temps cet été j'ai retrouvé les pruneaux déjà séchés au pied des arbres, ce qui a permis l'identification de prune d'Ente. Pas de doute , c'était bien des pruneaux.

Recueillis et mis à finir de sécher dans une cagette protégée d'une gaze, sortis au soleil le jour et rentrés la nuit, j'ai obtenu de petits pruneaux très secs ...impossible à consommer en l' état. Du coup, j'en ai mis à tremper dans un bol un matin avec du vin rouge pour acommoder un lapin le soir même mais ils ont mis deux jours à regonfler, je ne les ai pas utilisés. Je les ai oubliés une semaine, puis ai décidé d'en faire de la confiture. Premier essai avec le bol de pruneaux au vin rouge, à peine sucrés, prochaine fournée dans du thé plus approprié pour les confitures du matin. Il en reste un bocal d'un litre. En tout cas ça sent bon, on verra si c'est meilleur au petit déjeuner ou en accompagnement d'un foie-gras.

lundi 10 octobre 2011

et ça continue !

Il ne fait pas chaud, mais il ne pleut toujours pas. Les conifères commencent à beaucoup souffrir, même ceux qui sont là depuis 20 ans. http://www.galinou.fr/album/saisons/secheresse/slides/2011%2010.jpg

Regardez ces pauvres-là :
L'herbe est complètement sèche, la terre à nu et les branches commencent à mourir, ça craint !

juniperus de sec Je ne suis pas sûr que le Juniperus s'en remettra. Les juniperus aiment en général les terrains un peu plus humides ! On en a perdu pas mal depuis 2003. La grande majorité disons ! Il y a deux ans, on a découvert chez Filippi un genévrier de sécheresse : Juniperus chinensis 'Kaisuza' .Il supporte parfaitement, au moins pour l'instant, ces conditions. Il est planté en milieu de rocaille, avec plein de couvre-sols au pied pour l'abriter un peu.


Les Thuya - en général - supportent beaucoup mieux notre jardin, mais là, la zone est particulièrement aride et pauvre en même temps (beaucoup de glaise). D'ailleurs on voit tout à droite un orientalis qui ne moufte pas. Aussi, tout à gauche il y a un cyprès, et comme tous les Cupressus sempervirens du jardin, il est assez indifférent à la sécheresse, leur forme pointue est particulièrement structurante, c'est parfait. On a même réussi à en implanter dans un endroit où peu de choses poussent. Ce n'est pas le cas de tous les cyprès : les gros Cupressus macrocarpa sont tous morts peu à peu à partir de 2003.

nana graciosa
Dans un autre coin, nous avons un Chamaecyparis lawsoniana"Columnaris", l'un des deux derniers du jardin, il a plus de 20 ans et lui aussi est mal en point. Quand à l'autre cham., (Chamaecyparis obtusa 'Nana Graciosa')on l'a mis il y a une bonne 20aine d'années aussi dans une rocaille et c'est carrément un bonsai (il doit faire dans les 60 cm de haut, peut-être 80);

lundi 3 octobre 2011

Fleurs aux papillons

Tout le monde connait l'arbre aux papillons, le buddléia, bien connu pour les attirer mais nous avons découvert qu'une plante semble les attirer par dessus tout, c'est la verveine de Buenos-Aires.

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Déjà que nous l'aimions beaucoup par sa capacité à fleurir de la fin du printemps jusqu'à l'automne, sa facilité à se ressemer dans les graviers et à rester belle malgré ou grâce à la sécheresse, en plus elle nous offre un décor varié de papillons virevoltant. Bien qu'originaire d'Argentine et du Brésil, nos papillons européens la trouvent manifestement à leur gout.

Depuis que nous avons entrepris d'observer , de photographier et de répertorier la faune sauvage du jardin , nous avons remarqué qu'une bonne quinzaine de papillons différents avaient été photographiés sur les verveines, certains au printemps d'autres maintenant en ce début d'octobre très chaud et ensoleillé. Au printemps, flambé, belle-dame, machaon,en ce moment des piérides du chou en quantité, un couple de soucis (colias croceus), un petit nacré (issoria lathonia), des azurés communs. Tous viennent avec le soleil se poser sur les verveines.

Pour les voir tous, il faut aller sur le site voir la faune du jardin mais la verveine méritait bien ce petit article. Sans elle il y aurait surement moins de papillons.

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lundi 29 août 2011

Résister à la sécheresse

Sur les sites, magazines et livres de jardinage , on trouve des conseils pour protéger les plantes de la sécheresse, planter les bons végétaux,arroser correctement, biner ou au contraire pailler. J'ai pris le parti, une fois les plantes bien installées , de les laisser se débrouiller, sauf pour les plantes en pots évidemment.

Ce n'est pas toujours facile de voir les plantes se recroqueviller ou sécher,comme c'est le cas en ce moment, mais si c'est désagréable à nos yeux, en général elles n'en meurent pas. Les plantes ont développé des stratégies pour résister à la sécheresse , notre aide n'est pas toujours indispensable heureusement.

Les feuilles des bambous se replient et s'enroulent sous l'effet de la déshydratation mais évitent ainsi de perdre plus d'eau en présentant moins de surface au soleil: aux premières gouttes, elles se déplieront à nouveau.

Les cerisiers et les érables à feuilles fines comme les negundo perdent déjà leurs feuilles qui sont sèches et craquantes, ce n'est pas cette année que nous aurons de beaux feuillages d'automne, mais on peut commencer à ratisser! Du coup ces arbres n'ont pas à nourrir leurs feuilles, ce qui consommerait beaucoup d'eau, ils se mettent au repos et préparent le printemps avec de nouveaux bourgeons .

feuilles

D'autres arbres aux feuilles plus dures comme les frênes et les érables platanoides résistent encore mais ne vont pas tarder à suivre le mouvement si la sécheresse se prolonge et ce sera encore un triste automne au jardin, ce qui arrive ici assez fréquemment Mais en attendant, ils balancent de nombreuses graines partout, qui assureront leur descendance à coup sur tant elles sont nombreuses.

Heureusement que les plantes ont plus d'un tour dans leur sac: toutes les plantes grises ou poilues évaporent moins et sont donc bien adaptées au soleil et au sec: si en plus les feuillages sont très petits c'est encore mieux: c'est le cas du thym, du romarin qui en plus contiennent des huiles, mais aussi des pins ou des sapins comme abies pinsapo.

D'autres vont chercher l'eau très en profondeur, avec de grandes racines pivotantes: c'est la raison pour laquelle j'ai toujours pensé que ce n'était pas une bonne idée de mettre des goutte-à-gouttes qui empêchent l'installation des racines en profondeur, ni de planter de grands sujets qui ont poussé en pots où leurs racines ont poussé en rond: les jeunes plants sont préférables , ils développent des racines profondes et rattrapent leur retard de démarrage.

Il existe bien d'autres façons de résister au sec, mais si j'ai songé à écrire ce billet , c'est en observant le faux vernis du Japon (ailanthus altissima) arbre envahissant qui a une stratégie vraiment très maline : il envoie des racines superficielles dans tout son environnement et quand il y trouve de bonnes conditions, de l'eau surtout, il fait des rejets nombreux qui deviendront des arbres si on les laisse: comme on a un vernis à 10 mètres d'une haie qu'on a tenue arrosée pendant 4 ans, c'est là que ce fichu arbre ressort, balançant ses racines à plus de 20m du pied d'origine, ressortant à de multiples endroits tout du long de la haie plus fraiche... Un vrai pique-assiette. D'ailleurs il n'est pas le seul, je suis obligée de déplacer souvent les pots sur la terrasse Nord car les racines de la vigne vierge y remontent par le trou d'écoulement et s'y installent au détriment des plants et boutures, sans compter qu'elles bouchent le trou d'écoulement!

Il y a quand même une plante vedette à cette période,c'est le sedum spectabile et ses cousins: non seulement son feuillage gras reste d'un vert pâle très frais mais il a le bon goût de fleurir maintenant et d'apporter une fraicheur bienvenue . Il est sobre, sans souci et se fiche bien du soleil et du manque d'eau. Voila pourquoi il est indispensable au jardin en cette saison.

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samedi 27 août 2011

les arbres :souvenirs et témoins

Semer des arbres et les voir grandir c'est un grand plaisir, mais les planter pour quelqu'un c'est presque mieux. Il a fallu attendre que le jardin soit bien démarré, qu'il y ait des protections contre le vent avec des haies pour planter des arbres isolés mais depuis longtemps j'ai commencé à planter des arbres pour les naissances, les décès , les mariages ou les couples de la famille proche.

Nos filles aussi se sont choisi un arbre, ma belle-mère a apporté dans sa valise il y a une quinzaine d'années une poignée de petits érables platanoides qui ont prospéré, elle en a un spécialement pour elle qu'elle va surveiller quand elle vient nous voir, il y a aussi des arbres pour le mariage d'une de mes sœurs, la naissance de neveux et pour les couples fondés par nos filles. J'ai même planté un arbre déjà grand pour mon autre sœur quand elle a eu une grave maladie dont on ne savait pas si elle se sortirait: étant impuissante à l'aider, j'ai planté et surveillé son arbre et tous deux vont bien! abies concolor

Je suis athée et je ne vais jamais dans les cimetières , mais j'ai toujours une pensée pour nos proches qui sont morts quand je passe près de l'arbre que j'ai planté pour eux: un métaséquoia pour mon père, un rosier blanc pour ma mère, le prunus sargentii pour Jean-Luc, mon beau-frère. prunus sargentii Le temps passe et voila la nouvelle génération qui arrive :j'attends l'automne pour planter l'arbre de notre première petite fille née en avril , un tulipier (liriodendron tulipifera) et je vais en chercher un autre pour sa petite cousine née hier.

Heureusement que nous avons récupéré de la place en prenant du terrain sur le pré des poneys car ça devenait difficile de trouver des emplacements intéressants pour des arbres.

samedi 6 août 2011

Arbres de semis

Ayant beaucoup déménagé avant d'arriver à Galinou, j'avais déjà planté beaucoup de choses mais pas encore d'arbres issus de mes propres semis. La patience est de mise puis qu' entre le semis en pot et l'installation en pleine terre, il s'écoule déjà quelques années, aucune plante ici n'ayant poussé rapidement à coup d'engrais. Il aura fallu pas loin de 20 ans pour profiter vraiment du premier arbre semé,le noyer noir d'Amérique ( juglans nigra) dont les noix ont été récoltées à Toulouse au Jardin des plantes où nous allions promener nos filles qui avaient 4 ou 5 ans et profitaient de l'aire de jeux pour enfants . Le noyer a prospéré et nous n'allons pas tarder à retourner au jardin des plantes mais cette fois pour promener notre petite fille. Le temps passe! Chaque arbre de semis raconte une histoire, celle de sa récolte.

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Le gingko biloba est aussi issu de semis. J'ai rapporté la graine dans ma valise au retour de mon premier voyage au Japon en 1999:j'en avais ramassé au pied des gingkos qui bordaient la rivière à Kokura où nous étions en stage dans notre école d'ikebana, souvenir précieux de ce premier voyage, même si on en trouve plein au pied des gingkos femelles de plusieurs jardins publics toulousains. Il prend son temps mais semble avoir vraiment démarré, ce n'est pas trop tôt !

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D'autres arbres ont suivi, le cognassier de Chine semé, mis en terre puis retourné dans un pot après qu'un lièvre lui ait coupé la tête qu'il avait petite, le pin parasol cadeau de mon voisin apporté tout juste germé , des glycines , des pêchers et des abricotiers. Maintenant ce sont surtout les oiseaux et le vent qui sèment les arbres, on se contente de choisir lesquels on garde ou ce que l'on en fait comme avec ce chêne semé par les geais dans notre grande rocaille mais je continue de semer des arbres pour le plaisir, j'ai encore un peu de place pour eux.

Heritsukei

"Heritsukei", en rang, c'est le nom d'un style de bouquet propre à notre école japonaise d'ikebana, il évoque les bords de route, des fossés, le bord des champs et ses fleurs d'été, avec toujours une dominante.Ici les branches de pécher en fleurs, là les crocosmias, toujours des choses légères . C'est un bouquet vertical plutôt pour l'été, il est gai et généreux et se réalise dans un vase long et étroit. Idéal en été sur une tablette de radiateur ! Heritsuke_2.jpg Heritsuke_1.jpg Dans les jardins, les plate-bandes reflètent parfois cette sorte d'arrangement comme on le voit ici à Beppù dans le sud du Japon au bord du lac d'un des grands jardins de cette ville thermale. La bordure rouge d'amarantes fait vibrer tous les verts alentour dont celui des Victoria regina car le climat est subtropical. Il faisait bien 35° avec un fort taux d'humidité ce jour -là et cette vue était rafraichissante .

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A Galinou, c'est du côté parking que cet arrangement a trouvé sa place, mais contrairement au bouquet qui reflète un instant et ne dure que quelques jours, la plate-bande dure tout le long du printemps et de l'été, elle se transforme mais il y reste toujours un élément végétal dominant: les gauras ont ce rôle... en principe , mais cette année elles se sont fait voler la vedette par les verbenas bonariensis qui en ont profité pour quitter aussi le bel alignement de départ en se resemant dans les graviers. Pour souligner ces grandes plantes, feuillages gris variés , iris, lychnis, lavandes , fleurs roses des oenothères speciosa, petits soucis orange, vert acide des sedums avant leur floraison suivis d'asters puis enfin de petits chrysanthèmes avant le repos de l'hiver. parking_1.jpg Comme cette plate-bande est accessible même tôt le matin sans se mouiller les pieds, elle a droit à un traitement de faveur et à quelques coups de sécateur pour maintenir sa forme "heritsukei" .

Les verveines échappées en nombre composent un paysage léger et les grandes grues couronnées qui y ont trouvé leur place , ce n'est plus l'idée du heritsukei mais peu importe.

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